Combien de fois est-ce que j’ai pu prononcer cette phrase , persuadée qu’à la fin de ce fichu paquet de clopes, je n’aurai pas l’envie irrépressible d’en acheter un autre illico. Si vous êtes fumeur, vous voyez forcément de quoi je parle. Ce petit sentiment de culpabilité parce que le tabac ça coûte cher et qu’en plus ça nous bouffe la vie, alors on se perd dans un petit moment d’espoir, convaincu de prendre une bonne résolution qu’on sera capable tenir.

C’est souvent l’échec. Et ça en devient désespérant, tellement qu’on se demande comment ont bien pu faire les autres. Est-ce que j’ai moins de volonté ? Est-ce que je suis plus faible, plus accro à la cigarette ? Peut-être ou peut-être pas.

Je crois que la vrai réponse c’est : est-ce que je me sens capable, moi, d’arrêter de fumer tout de suite, maintenant, après cette dernière clope, quitte à jeter le reste de mon paquet à la poubelle ? Si la réponse est non, je ne suis probablement pas prêt(e).

J’écris cet article parce qu’après presque neuf ans de labeur, j’ai enfin réussi à combattre mon addiction à la nicotine. Youpi ! Joie, sautillements dans tous les sens et tout le tralala. Mais j’ai VRAIMENT galéré. Je crois que ça fait presque aussi longtemps que je fume que j’essaye d’arrêter (ou que je me persuade que je vais arrêter bientôt). Quand mon copain a réussi l’ultime challenge alors qu’il était bien plus consommateur que moi, j’ai cru que mon tabagisme n’en avait plus pour longtemps et que mon arrêt n’était plus qu’une formalité. Oh grossière erreur ! Quelle naïveté ! En fait, ça n’a rien changé, c’était même pire car je n’avais plus peur pour lui et par conséquent, je ne ressentais plus de dégoût en fumant (oui je suis complètement détraquée, j’avais toujours peur que mon copain ne réussisse pas à arrêter et qu’il choppe un cancer, mais j’oubliais toujours que c’était un peu la même chose pour moi). Bref, j’ai fini par fumer autant que ce qu’il fumait et à vraiment me dire que j’étais une bonne à rien incapable de faire preuve de persévérance.

Peut-être êtes vous passés par les mêmes étapes que moi ou peut-être pas, je crois que le tabagisme se vit plus ou moins différemment en fonction des gens. Mais vous attendez certainement que j’explique comment j’ai réussi à me débarrasser de ce truc dans la bouche.

Dans un premier temps j’ai commencé à me poser la question du pourquoi je fume !

Parce que clairement ce n’est pas uniquement à cause de la nicotine dont je vous rappelle, le sevrage se fait en seulement 72 heures soit 3 jours ! Passé ces trois jours on ne devrait plus ressentir le besoin de fumer. Ce qui est faux bien évidemment, donc, la nicotine à elle seule n’explique pas l’addiction.

Alors pourquoi on fume bon sang ! En ce qui me concerne je me suis penchée sur la journée que j’avais passée et me suis posée la question pour chaque cigarette : pourquoi ?

  • Par ennui : je ne sais pas quoi faire, je déteste tourner en rond et pour m’occuper, hop, une cigarette, ça détend (ou pas, je sais).
  • Par habitude : c’est dingue le nombre de cigarettes que je pouvais fumer sans même m’en rendre compte, j’avais l’habitude de les appeler « les cigarettes inutiles » parce qu’elles ne me procuraient aucun plaisir et n’avaient AUCUNE utilité. Je ne me souvenais même pas les avoir fumées (vous savez, cette tête abasourdie en fin de soirée quand vous voyez qu’il ne vous reste plus DU TOUT de cigarettes mais vous ne savez pas comment c’est possible. « Quelqu’un s’est servi dans mon paquet ? » En quelque sorte, Monsieur mécanique corporel s’est servi.)
  • Par soucis de socialisation : et c’est LA vraie raison pour laquelle je fumais. C’est même la raison pour laquelle j’ai commencé à fumer. Un peu réservée dans mon genre, j’ai trouvé à travers la cigarette le moyen de discuter avec les gens. Parce que les fumeurs ont cette espèce de petit truc spécial qui les rassemble comme un clan, on ne parle pas forcément de cigarettes entre fumeurs, mais on se parle, entre « nous ». C’était aussi le moyen pour moi d’aller à l’extérieur en soirée, trouver un prétexte. J’ai toujours détesté le bruit des boîtes de nuits, des concerts et tout ces trucs où il y a trop de monde. La cigarette me donnait le bon prétexte pour m’isoler avec mon clan de fumeurs. Le pire, c’est que ça me donnait l’impression de passer une bonne soirée.

Remédier à ces « pourquoi »

Une fois votre raisonnement effectué, il est temps pour vous de trouver une solution pour chaque situation que vous avez identifiée. Par exemple, pour celles que j’ai cité ci-dessus, voici les solutions que j’ai apporté :

  1. Je me trouve une autre occupation pour lutter contre l’ennui (évitez la nourriture, j’ai fait l’erreur la première semaine, déjà qu’en arrêtant la clope on est soumis au stress donc à la production d’insuline…). La première chose à faire c’est de prendre conscience qu’on s’ennuie (si vous faites trop d’allers et retours entre la télé et le frigo, vous souffrez probablement de ce problème), ensuite il faut vous trouver une occupation. Pour ma part, j’ai fait une liste des choses que je devais faire et à chaque fois que je m’ennuie je m’attaque à l’une de ces choses (croyez-moi, il y a un tas de trucs). Mais vous pouvez aussi décider d’aller prendre l’air, faire du sport, etc.
  2. L’habitude est difficile à perdre, mais comme j’arrête de fumer, je n’ai plus de paquet de cigarettes, et donc je ne peux pas en allumer une inutilement. Cependant cela génère un stress que vous allez devoir combattre les premiers jours en vous occupant au maximum !
  3. Il faut simplement renoncer à ce type de socialisation, ou le faire différemment. Pour ma part, je continue à aller à l’extérieur et côtoyer les fumeurs dans leur coin, avec leur bande. J’avoue que parfois je craque, j’en fume une avec eux mais ça, c’est ma façon de faire et c’est plutôt personnel. Aujourd’hui je suis capable de fumer une seule cigarette dans le mois ou pas du tout, je ne fume que pour le plaisir, de temps en temps et très rarement. Je me suis sentie capable de faire comme ça mais ce n’est pas le cas de tout le monde alors ne vous amusez pas à souillez tout vos efforts si vous pensez que vous ne pourrez pas vous empêcher de re-fumer le lendemain.

Motivez-vous !

Une fois que vous avez réfléchi à tout ça, il est temps de penser aux raisons pour lesquelles vous ne voulez plus fumer.
Raisonnablement, on arrive approximativement tous à énumérer les mêmes choses :

  1. Économiser de l’argent
  2. Retrouver une bonne santé.

Si vous le pouvez, écrivez vos raisons dans le détail sur un bout de papier que vous afficherez quelque part chez vous. Juste histoire de vous en rappeler et de ne pas perdre la motivation.

Trouvez votre bon moment

Et enfin, le plus dur, il va vous falloir trouver votre bon moment !
Le bon moment arrive assez fréquemment en fait. C’est cet instant dans une journée où vous n’avez plus envie de fumer, ce moment de culpabilité, ce moment de faible dégoût. Il va vous falloir être attentif et saisir l’opportunité, dès que votre esprit est dans une démarche négative à l’égard de la cigarette, saisissez l’occasion, abandonner ces fichues clopes et persuadez-vous que le moment est enfin arrivé pour mettre en application tout ce qu’on vient de voir.

Ça a marché pour moi, pourquoi pas pour vous ?

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Rapidement, je vous donne d’autres possibilités qui vous conviendront peut-être :

  • La fameuse cigarette électronique. J’ai essayé et je n’approuve pas vraiment. Si vous vous voulez tentez l’expérience, surtout ne fumez pas de vraies cigarettes à côté. L’avantage de la cigarette électronique c’est qu’elle casse vos habitudes en vous faisant faire d’autres gestes que ceux que vous aviez auparavant. Mais lorsqu’on l’arrête, on ressent bien souvent un manque. La cigarette électronique n’est qu’un substitut. Et son utilisation est sujette à bien des controverses.
  • Les patchs à la nicotine. Je ne suis pas du tout convaincue. Je n’ai pas essayé et libre à vous de le faire, je ne pense pas que ce soit dangereux mais ça me semble inutile étant donné qu’on reçoit encore et toujours de la nicotine.
  • L’hypnose. Jamais fait parce que je n’ai pas eu le courage et que j’ai pas envie qu’on touche à ma cervelle. Cependant, tous ceux que je connais et qui sont passés par cette voie là ont bel et bien arrêté la cigarette du jour au lendemain et c’est assez impressionnant. Je pense évidemment qu’il faut quand même y aller avec de la volonté mais de ce que j’en ai vu, cette solution semble très efficace.
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